REAGIR-fr

Acronym: REAGIR Resistance aux Pyrethroides d’Aedes aegypti : évaluation de nouveaux  insecticides candidats et étude du phénomène de réversion.
Principal investigator Isabelle DUSFOUR (Institut Pasteur de la Guyane).
Focal point IPNC Nicolas POCQUET
Collaborators at IPNC Laurent GUILLAUMOT, Morgane POL, Sosiasi KILAMA, Marine MINIER.
Other Collaborators Fabrice CHANDRE (IRD), Jean-Philippe DAVID (LECA)
Total budget of project 199 450 € Budget devoted  to IPNC : 54 746 €
Funding The National Agency for Food Safety, Environment and Work (ANSES)
Timeline Start date:
Ending 2014
End date:
End of 2017  (extended to 2018)

Contexte

Aedes aegypti est un moustique d’une importance médicale majeure en zone intertropicale, où il transmet notamment les virus de la dengue du chikungunya et du Zika. En absence de vaccins ou de traitement efficace contre ces arboviroses, le contrôle des populations d’Ae. aegypti reste indispensable. La lutte contre cette espèce est en grande partie basée sur l’utilisation d’insecticides, dont l’efficacité est aujourd’hui compromise du fait du développement de résistances aux insecticides. En dépit de l’impact de ces résistances sur l’efficacité des traitements de lutte anti-vectorielle, il n’existe que très peu de données sur l’évolution de ces résistances en l’absence de pression insecticide.

Objectifs

Dans un contexte de forte résistance d’Ae. aegypti aux insecticides dans la plupart des territoires français d’outre-mer, ce projet vise à (i) identifier de nouvelles substances actives utilisables et (ii) mieux comprendre l’évolution de la résistance aux pyréthrinoïdes au sein des populations de cette espèce soumissent à différentes pressions de sélection.

Méthodes

Tâche 1 : échantillonnage des populations et évaluation de leurs niveaux de résistance à la deltaméthrine.

Tâche 2 : criblage de nouveaux adulticides par bio-essais sur des souches d’Ae. aegypti de laboratoires.

Tâche 3 : évaluation des possibilités de réversion de la résistance à la deltaméthrine. Quatre lignées sont élevées en parallèle sur une dizaine de générations et sous différentes conditions de pression insecticide.

Tâche 4 : évaluation de la contre-sélection de la résistance à la deltaméthrine sur des lignées résistantes soumises à deux nouvelles molécules insecticides (identifiées en tâche 2).

Tâche 5 : suivi de l’évolution de la résistance à la deltaméthrine et des mécanismes impliqués (i.e. mutation de cible, expression des gènes de détoxication) sur les lignées expérimentales des tâches 3 et 4.

Résultats

Les populations de Guyane se sont avérées beaucoup plus résistantes à la deltaméthrine que celles de Nouvelle-Calédonie (NC). En absence de pression insecticide, le niveau de résistance à la deltaméthrine n’a que faiblement diminué en NC. En revanche, l’introduction régulière d’individus sensibles a eu un effet bénéfique sur la réduction du niveau de résistance. Le suivis des mécanismes de résistance montre une faible implication des mutations kdr en NC (1011M et 1534C), mais une nette corrélation entre les niveaux de résistance et d’expression de certaines oxydases, notamment CYP9J28. Malheureusement, la majorité des candidats insecticides ce sont avérés peux efficaces en Tâche 2.

Perspectives

Le projet souhaite apporter des réponses aux problématiques auxquelles sont confrontés les opérateurs de la Lutte Anti-Vectorielle dans le monde, à savoir le faible nombre de molécules utilisables et le développement de résistances aux pyréthrinoïdes. A terme, ce projet pourrait permettre de proposer une stratégie de gestion de la résistance à cette famille d’insecticide chez Ae. aegypti.

VecPae

Acronym : VECPAE Les vecteurs des arboviroses dans le Pacifique: diversité, distribution et outils d’identification d’ Aedes sp. pour la santé publique.
Chercheur principal Nicolas POCQUET
Point focal IPNC Nicolas POCQUET
Collaborateurs IPNC Morgane POL, Sosiasi KILAMA, Myrielle DUPONT-ROUZEYROL.
Autres Collaborateurs Hervé BOSSIN (ILM), Van-Mai CAO-LORMEAU (ILM), Mike KAMA (MoH Fiji), Esau NAKET (MoH Vanuatu), Matthew SHORTUS (WHO)
Budget 60 000€ Budget devoted to IPNC: 60 000€
Financement Pacific Fund (30 000€), IPNC (30 000€)
Agenda Date de début : Oct. 2017 Date de fin: Mars 2019
Contexte
Les maladies à transmission vectorielle constituent un problème majeur de santé publique dans le Pacifique. En plus de la dengue, ces cinq dernières années ont vu l’émergence des virus du chikungunya et du Zika dans le Pacifique Sud. Ces différents virus sont transmis par des moustiques du genre Aedes (sous-genre Stegomyia) dont un grand nombre d’espèces sont présentes dans le Pacifique. Identifier ces espèces dans les différents Etats et Territoires Insulaires Océaniens (ETIOs) est un préalable indispensable à l’évaluation du risque pour la population et à l’élaboration d’une stratégie de lutte adaptée. Malheureusement, la plupart de ces espèces appartiennent au groupe scutellaris et sont morphologiquement très semblables. Leurs identifications nécessitent donc une expertise importante qui n’est pas toujours disponible sur place.
Objectifs
Le présent projet propose de répondre à ce besoin en i) renforçant les capacités d’identification des moustiques Aedes vecteurs dans les territoires partenaires (Vanuatu et Fidji), ii) en mettant à jour les connaissances sur la distribution des vecteurs d’arbovirus au Vanuatu, à Fidji, en Polynésie Française et en Nouvelle-Calédonie, et iii) en développant un outil d’identification rapide de ces moustiques vecteurs à destination de l’ensemble des ETIOs, basé sur l’utilisation des outils modernes d’identification (Biologie Moléculaire et Spectrométrie de masse Maldi-Tof).
Méthodes
 

Tâche 1: Transfert de compétence. Deux missions de formation en entomologie seront réalisées à Fidji et au Vanuatu.

Tâche 2 : Distribution des vecteurs. Lors de ces missions à Fidji et au Vanuatu, un inventaire des espèces d’Aedes du groupe scutellaris sera réalisé. Le même type d’inventaire sera réalisé en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie Française respectivement par l’IPNC et l’ILM. Les moustiques collectés seront identifiés et conservés pour la suite du projet.

Tâche 3 : Développement d’un outil d’identification. Cette partie du projet vise à développer un outil rapide et fiable d’identification des espèces d’Aedes du groupe scutellaris. Pour cela, le séquençage d’un gène permettant la différentiation des espèces entre elles sera réalisé pour des individus de chaque espèce et de chaque localité, capturés lors des missions de terrain. Grâce aux séquences obtenues, une PCR en temps-réel en point final sera développée, afin de disposer d’un outil d’identification plus rapide et moins couteux que le séquençage.

Enfin, un outil d’identification rapide sera développés grâce à la spectrométrie de masse Maldi-Tof. Cet outil permet d’obtenir un spectre protéique spécifique d’une espèce, et ce en un temps très court et pour un coût relativement faible

Résultats attendus
A l’issue du projet, nous disposerons donc d’une base de données associant, pour plusieurs individus de chaque espèce retrouvée, i) description morphologique, ii) séquence du gène d’intérêt et iii) profil protéique généré en spectrométrie de masse.
Perspectives
Ce partenariat Fidji, Vanuatu, Polynésie Française et Nouvelle-Calédonie dans un premier temps, qui pourra par la suite être étendu aux autres ETIOs, permettra d’anticiper le risque sanitaire pour la région.

InfraVec2

Acronym: INFRAVEC 2

Programme de mise à disposition d’infrastructure de recherche  sur les maladies humaines et animales à transmission vectorielle
Chercheur principal Institut Pasteur
Point focal IPNC Nicolas Pocquet,
Collaborateurs IPNC Myrielle Dupont-Rouzeyrol, Olivia O’Connor, Morgane Pol, Sosiasi Kilama
Autres Collaborateurs 24 consortium partners (IP, UG, POLOGGB, IRD, IPNC, CUNI, CIRAD, Imperial, IRTA, EMBL, TPI, CAA, Trop IQ, MPIIB, FORTH, RUMC, UNS-FA, UZH, LSTM, IPD, USTTB, HSeT, WU, CNRFP).
Budget 10 000 000 € Budget allloué à l’IPNC: 78 860 €
Financement European Commission Horizon 2020
Agenda Date de début: Mars 2017 Date de fin : 2020
Contexte
Les insectes vecteurs transmettent des maladies parasitaires, telles que le paludisme et la leishmaniose, et des infections virales, telles que le chikungunya, la dengue, le zika, l’encéphalite japonaise et la fièvre jaune. Les 24 partenaires du consortium détiennent les principaux insectariums européens de biosécurité pour l’infection expérimentale et le confinement des insectes vecteurs dans des conditions de confinement de niveau 2 et 3 (CL2 / CL3), d’autres installations clés pour les insectes vecteurs et comprennent des sites en première ligne en Afrique, dans le Pacifique et aux Amériques.
Objectifs
Le projet Infravec2 fournit aux chercheurs des ressources et un accès aux infrastructures clés pour l’étude de la biologie des insectes vecteurs, sans frais pour l’utilisateur final. L’objectif est d’accélérer la recherche européenne sur la biologie des insectes vecteurs et de développer de nouvelles mesures de lutte anti-vectorielle ciblant les plus grandes menaces pour la santé humaine et la production animales.
Méthodes
 

Dans le cadre de ce projet, l’IPNC propose un accès à son laboratoire de niveau 2+ pour la réalisation d’infection expérimentales sur Aedes aegypti, et de fournir des moustiques morts (Ae. aegypti ou Culex quinquefasciatus) ou des pontes d’Ae. aegypti.

L’IPNC est également en charge de la création d’une souche de référence d’Ae. aegypti dont le microbiote sera caractérisé au début de la mise en élevage et au cours des générations.

Perspectives
Infravec2 permettra d’optimiser l’exploitation des infrastructures européennes de recherche sur les vecteurs, pour la recherche et la santé publique, et facilitera le développement de méthodologies et de technologies innovantes dans ce domaine.