Des Virus et des Hommes

Epidémie de dengue 2017, Investigation des cas sévères : INSiDE

Financement : IPNC, IPP, CHT, NC

Chef de projet : M. Dupont-Rouzeyrol (IPNC)

Partenaires : Institut Pasteur Paris, CHT, DASS-NC

Dates : Sep 2017-Fév 2019

L’épidémie de dengue de 2017 était particulièrement sévère, caractérisée par un fort taux de d’hospitalisation (11,5 %) et 15 décès. Cette épidémie était associée à un grand nombre d’atteintes hépatiques. Au cours de cette épidémie, les sérotypes 1 à 3 du virus de la dengue ont co-circulé, le sérotype 1 étant responsable du plus grand nombre de cas. Nous avons évalué l’évolution génétique du virus de la dengue 1 entre la dernière épidémie de dengue 1 en 2013-2014 et l’épidémie de 2017. Nous avons mis en évidence que le virus a évolué entre ces deux épidémies. Nous avons ensuite comparé in vitro la capacité des virus de 2013-2014 et 2017 à se répliquer dans des cellules hépatiques humaines et à provoquer leur mortalité. Nous n’avons pas observé de différences significatives entre les virus de 2013-2014 et ceux de 2017, ce qui suggère que des facteurs humains et leur interaction avec le virus ont causé les formes sévères et les présentations hépatiques.

Déterminants virologiques et immunologiques de l’expansion des sérotypes minoritaires de dengue : E-DynaMIcS

Financement : Actions Concertées Inter-Pasteuriennes

Chef de projet : C. Inizan et M. Dupont-Rouzeyrol (IPNC)

Partenaires : Institut Pasteur Paris, Institut Pasteur du Cambodge, CHT, DASS-NC

Dates : Oct 2019-Sep 2021

Dans les pays où la dengue a un mode de circulation épidémique, un sérotype majoritaire est responsable de l’épidémie pour une année donnée. Un sérotype minoritaire peut co-circuler, et émerger comme sérotype majoritaire l’année suivante. Pourquoi DENV-2 est devenu le sérotype majoritaire en NC en 2018 alors que DENV-2 et DENV-3 co-circulaient avec DENV-1 en 2017 ? Afin d’explorer les déterminants virologiques et immunologiques de cette dynamique de remplacement de sérotype, nous allons caractériser l’évolution moléculaire et la capacité réplicative des sérotypes minoritaires au cours de leur expansion/extinction. En parallèle, nous allons explorer si le fait d’avoir été infecté par le sérotype majoritaire de dengue peut potentialiser l’infection par le sérotype minoritaire qui s’expand. Cette étude fournira des indicateurs utiles à l’évaluation de la circulation des sérotypes minoritaires, permettant d’estimer leur potentiel d’émergence et identifiera des éléments pour une évaluation améliorée du risque